I’ll make you an offer you cannot refuse Pacino…
… Et pourtant, cette proposition était de celles que l’on se doit de refuser.
Jamais, de toute sa carrière, Al Pacino n’avait accepté de jouer dans une publicité. Et c’est aujourd’hui qu’il se lance, au moment où la motivation pécuniaire apparaît plus que jamais évidente. Certains acteurs au sommet de leur gloire, décident de se lancer et de passer de l’autre côté de la force. Dès lors, les plus malins et les plus puissants (souvent les mêmes) procèdent à une sélection drastique des produits qui mériteraient d’être associés à leur aura. Et là, tout le monde est gagnant. Le produit profite de l’image de l’acteur, l’acteur profite de l’exposition médiatique. Mais pour les vedettes déchues, la publicité reprend son habit noir. C’est le mal, c’est Satan qui vient corrompre l’acteur en mal de lumière, au moment où celui-ci a le plus besoin… d’argent. Et oui, car l’épine est bien là. Ce qui nous dérange, c’est que l’incitation financière soit si visible. Le spot est si mauvais qu’en aucun cas il n’aurait pu être tourné pour la beauté du geste. Et l’argent nous explose au visage. L’acteur n’est plus une figure mythologique intouchable au Panthéon des vedettes, se nourrissant d’ambroisie, étranger aux vicissitudes humaines. Il redevient banalement mortel, sujet aux besoins matériels. Difficile de s’imaginer la tête d’Al Pacino à la lecture du script. Sans doute était-il conscient de la médiocrité du projet. Et pourtant, on lui a fait une offre qu’il n’a pu refuser.
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