Dématérialisation, dématérialisation, dématérialisation. Depuis que la digitalisation de l’information est possible, l’Homme n’a plus qu’un seul mot en tête. Et pour cause, après avoir vu s’effondrer des mythes comme le vinyle, la cassette audio, la VHS, c’est bien le disque qui se noie lentement mais surement. De ce fait, une question s’impose: comment offrir une Valeur à l’ère de la distribution numérique et de la culture du « libre » ?

Bien que les artistes puissent générer de l’argent via les tournées et les produits dérivés, la musique ne possède plus de support physique de diffusion adapté à l’air du temps. Le disque n’est plus porteur de sens depuis que le son s’échange directement par fichier numérique et que les plateformes d’écoutes se multiplient. Dans un monde où il devient donc de plus en plus difficile d’apporter une réelle valeur ajoutée à son album, un artiste a eu une idée originale.

Pour son nouvel album intitulé Black City, Matthew Dear a imaginé un objet physique porteur de sens ayant pour objectif de lutter contre le tout-dématérialisé. Pour se faire, le musicien et son label Ghostly Collaboration ont fait appel aux Partenaires Boym pour créer un Totem symbolisant l’univers musical de l’artiste. La statuette représentant un building noirci par la ville permet donc d’imposer physiquement l’atmosphère du chanteur tout en proposant une alternative aux codes de téléchargement classiques. En effet, si vous vous offrez l’une des 100 éditions limitées, vous pourrez télécharger l’album via un site dédié en utilisant simplement le mot de passe gravé sur le Totem.

Alors certes, cette sculpture abstraite ne résoudra pas (le problème?) le phénomène de dématérialisation mais elle à au moins le mérite d’être une tentative originale jouant sur l’image de l’artiste. Le chanteur est plus que jamais une Marque devant surprendre en proposant à ses fans des façons originales de se mettre en avant.

Sans plus attendre, je vous propose de découvrir en vidéo, le travail artisanal de création du Black City Totem. Enjoy!

Lutter contre la dématérialisation de la musique vous coutera la modique somme de 125$ [ici]

Pour télécharger le PDF de cet article, c’est par là: Rematerialiser la Musique